La théorie des jeudis soirs

Jeudi soir.

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Bon, si l’on occupait culturellement cette semaine. Un bonne dose d’art n’a jamais tuée personne (les artistes déchus mis à part). J’arrive même à convaincre une amie de m’accompagner, pour vous dire. Nous décidons donc d’un commun accord de nous rendre aux jardins des tuileries à l’occasion de la FIAC. Rdv prit à 19h, après nos journées respectives.
Oui, 19h. Un 24 octobre. Ce ne fût pas la plus brillante de nos idées. Résultat culturel de la soirée : une demi sphère carcatielle d’un ballon de football géant entre-aperçue à travers un portail vert – en fer – rendu encore plus austère la nuit tombée. Mou-ai. Pas vraiment hight level les filles.

Insatisfaction totale à la vue de notre échec face à la culture, nous nous retournons instinctivement vers un plan B substantiel.
Le subconscient. Ces petits nous qui luttent frénétiquement pour devenir décisionnaires de la suite des événements me donnent mal à la tête. Le angel-bridget me rappelle mon burn-out de cette semaine avant de se faire écarter de la course à coup d’oréoles par mini-diablotin (qui remporte la manche).

La terrasse du THB – place du marche saint Honoré – nous tend donc les bras comme une seconde chance pour rattraper ce début de soirée foireux. Le Chardonnay se joint gaiement à notre table et nous rend un peu plus heureuses a chaque gorgées. Parfait.

Un « voici mes petits chats » nous arrachent de nos discutions pleines de rêves et de projets. Mais nous ne rêvons pas. Le serveur viens de s’adresser à nous de la sorte en déposant l’addition sur le coin de la table. Plutôt surprenant et amusant comme situation.

Une heure plus tard, les lèvres colorées et les cheveux faussement décoiffés, nos gambettes perchées sur des escarpins nous mènent au BDD. Une éternité que je n’y avait pas remis les pieds. J’y arrive forcément sur-excitée tel Agnès rêvant de sa licorne à la fête forraine du quartier (/ndrl Despicable me). Matthieu n’a pas changé – cela dit, peut-être tout de même quelques cheveux en moins laissant apparaître une calvitie naissante. Un détail. Une fois le pas de la porte passée, l’escalier nous happe. Nous descendons et gloussons, profitant de l’instant présent. Nous retrouvons des amies, avec lesquelles nous rions aussi. L’alcool coule à flot et mes yeux se retrouvent vite noyés sous cette vodka bon marché. Mais je me sens en vie, alors qu’importe (angel-Bridget est déjà loin à l’heure qu’il est). Les heures passent et la clarté de mon esprit s’échappe avec.

7h45. Mon réveil sonne. Aie ma tête. Des flash de la soirée refont surface. Je file prendre une douche glacée, me glisse dans les premiers vêtements venus et m’échappe. Je passe une journée au radar. L’ange et le démon qui se battaient pour moi la veille m’ont tous les deux lâchés. Je me retrouve seule avec ce corps qui me parait être un fardeau et un mal de crâne que je n’avais pas recroisé depuis longtemps. Quelle sotte idée. Travailler, c’est aussi avoir des responsabilités. Alors je m’y rend, après seulement 3h de sommeil durant lesquelles mon métabolisme a essayé d’évacuer les boissons trop chargées accumulées la veille. Courageux mais pas téméraire. Cette chasse a l’ennemi a cessé et je traîne mon corps alcoolisé toute la journée.

Je ne binge pas mais je drink, et c’est bien suffisant. Ma théorie de corrélation entre la durée du sommeil et l’élimination de l’alcool viens d’être démontrée.
Reste à la prouver lors d’une prochaine soirée.

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