Day mood

La journée avait pourtant si bien commencée. Un vrai sommeil réparateur attendu depuis si longtemps s’est cette nuit offert à moi. Le genre de sommeil so-wonderfull qui nous donne le sentiment d’avoir dormi aussi longtemps que la Belle au bois dormant. Sauf que, ce n’est pas le tendre baiser d’un prince charmant (trop parfait pour être charmant) qui m’a arraché des bras de Morphée mais bien la sonnerie stridente de mon Iphone, capable je le pense, de réveiller (ou endormir à jamais) mes voisins de pallier.

Sur ces douces notes mélodiques, mon esprit s’éveille plus vif que jamais. Ce matin, je serai à l’heure et en plus, de très bonne humeur ! Parce que oui, après tout, ma journée sera beaucoup moi angoissante que celle d’un politicien à la merci de 600 journalistes désireux de se jeter sur lui tel des charognards découvrants le dernier os à moelle encore sur terre après plus d’un mois de diet. Mais ça, c’était sans compter sur la pluie torrentielle me rappelant qu’un parapluie c’est toujours plus utile DANS son sac que chez soi, me faisant arriver au bureau aussi détrempée qu’Allie et Noah lors de leur ballade sur le lac. C’était aussi sans compter entre-apercevoir mon reflet dans une devanture de magasin me faisant don d’une 50aine de kilos perceptibles supplémentaires, me retrouver coincée dans le métro entre deux êtres que j’aurai sans aucun doute casté pour incarner la personnification de la puanteur, et-patati-et-patata.

Noyée (au sens presque propre du terme) sous mes lamentations du jour, un photographe de l’agence fût mon humble Messie : il sauva ma journée me faisant oublier mes mésaventures passée en un instant. Sur le coin de mon bureau, il déposa délicatement une magnifique boite de Macarons Pierre Hermé en me souhaitant une « Bonne année ».

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C’est aussi ça « PIMPer »

Puisqu’un jour où l’autre ça doit arriver. Soit. Mais il est toujours plus simple quand ce «ça» n’arrive qu’aux autres.

Le Jeune Mâle Pimper est un mammifère girlivore de la famille des humanoïdes. Il fait partie des plus grands chasseurs de fesses du monde, avec le rital mais devant le français (original). Il est presque identique au français moyen, dont il a longtemps été considéré comme une sous-espèce, avant qu’en 2000 des indices d’ADN donnent fortement à penser qu’il s’agit de deux espèces distinctes.

Entre nous, il est appelé « baby » alors qu’en français classique, la plupart l’appelle « putain-de-tchatcheur-beau-gosse ». Son habitat reste (presque) inconnu, mais réside la plus part du temps près des lieux hypes, fréquentés par la « haute ». Il se nourrit essentiellement de champagne, de vodka et de poulettes. Son aire de répartition couvre l’ensemble du 8ème, du 16ème et de la Côte d’Azur, mais il s’adaptera probablement bien à Boston et ses environs.
Cette forte capacité d’adaptation pourrait constituer une menace pour les espèces endémiques et les écosystèmes où les Jeunes Mâles Pimper seraient introduits.

Pouvant atteindre la vitesse de 30 minutes en période d’affluence, il est considéré comme bon coureur. Il vit en moyenne 10 ans, date après laquelle il retrouve son statut de pimper lambda. Les bois des Jeunes Mâles Pimper se développent chaque année et leur comportement est typique en période de rut : Bramant, adoptant des postures rituelles et exposant leur musculature, bronzage et techniques de tchat pour établir leur domination.
Le Jeune Mâle Pimper est chassé comme une espèce de gibier, mais ceci par les femelles; sa viande est (très) musclée et contient plus de testostérone que le français lambda ou le rital. Certaines cultures voient dans le Jeune Mâle Pimper une force spirituelle importante ;

Chose importante, il n’est observable qu’à partir d’heure avancée (voire tardive) ; Effectivement en journée, l’espèce semble hiberner car il est totalement invisible, se nourrissant de pâtisseries LeNôtre exposées telles des signes ostentatoires de bon goût et de gourmandise à ses pairs.

Hors, cette saison, ce spécimen ne sera plus observable sur le territoire national. En exode outre-atlantique jusqu’en juin (le Jeune Mâle Pimper se doit de migrer pour établir son statut et conquérir la terre promise). La théorie (comme le remarquait si bien Einstein) « quand on sait tout, rien ne fonctionne », s’avère malheureusement trop bien fonctionner.

En théorie : Je sais que tu pars 6 mois à Boston. En pratique : Rien ne fonctionne. Je devrais être ravie pour toi (une partie de moi l’est hein ! Je ne suis pas non plus la personnification de l’égoïsme). Mais ; guidée par un instinct de survit émotionnelle ; j’envie les 4 000 (et +) ‘ricains qui s’apprêtent à partager ton quotidien !

Profites en, donnes des news, take care of you et ça me va. Fat bisous d’amour ! xxx

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