L’échappée (belle)

Nous sommes vendredi. Enfin ! Le week-end pointe gentillement le bout de son nez et me promet de doux moments, peut-être, ensoleillés.

Comme chacun d’entre nous, la joie de profiter de trois jours et donc (soyons honnêtes) d’un vrai week-end ne m’échappe pas !
17h. Je ne me fais pas prier : ma petite valise à la main, mes gambettes nous mènent (mon sourire et moi) jusqu’à la gare pour une chouette échappée belle. Je rêve déjà du soleil, de la mer, de plein air… Oui, en fait, c’est bien un rêve hein. Car ces trois prochains jours je vais les passer en Bretagne. Mon week-end risque donc de se retrouver sponsorisé par les bottes Aigles plus que par Eres.
Mais peu m’importe. Décompresser face à la mer, même déchaînée, c’est le pied !

Heureuse et toujours dans mes pensées d’évasion, je pose les pieds sur les quais du métro à Montparnasse ; et je ne suis visiblement pas la seule à avoir eu cette brillante idée. Noire de monde, la gare a des allures de fourmilière géante plus que d’une invitation au voyage et à la détente. Projetée dans un Fourmiz échelle humaine, m’échapper est ma plus grande envie… Quelques minutes plus tard, après avoir évité environ 478 pieds avec ma valise, en avoir écrasé 2 (la malchance des quotas), gravé à jamais le monogramme LV sur le front d’un enfant après l’avoir assommé et traversé l’in-té-gra-li-té du quai, soit ce qui m’a semblé être une éternité, j’accède enfin à mon wagon et à la sérénité.
Bon, serénité, c’était un peu vite parler, car lors de mes voyages en train (ou dans n’importe quel transport en commun d’ailleurs) j’ai systématiquement la chance d’être confrontée à la crème de la crème. Pas la crème absolument parfaite et onctueuse avec laquelle on a tous envie de partager le trajet (et plus si affinité). Non, plutôt un genre de crème lourde, dérangeante et ennuyante. Ce sont précisément les trois adjectifs adéquats pour décrire l’individu qui, à l’heure actuelle, me sert de voisin pour les deux (longues) prochaines heures.
Un être sale et répugnant à l’odeur nauséabonde, aux mains absolument dégoûtantes et à très forte respiration (je pense qu’un voyageur à l’autre bout du wagon l’entend aussi bien qu’un médecin avec son stéthoscope). Je vous épargne plus de détails, mais j’aurai préféré faire face à un bébé pleurant la moitié du trajet. Et ce n’est pas peu dire, mon instinct maternel avoisinant les négatifs.

D’un regard plein d’espoir et perdu à la fois, je cherche (en vain) une place libre, ailleurs.
Un vendredi soir, veille de long week-end, dans un TGV, c’est comme demander à une grenouille de jouer la 5ème symphonie de Beethoven et à Roméo de ne plus aimer Juliette. C’est impossible.

Et si dans la vie, tout n’était qu’une histoire de karma ? Quoiqu’il en soit, ce voyage est un des pires de l’histoire des voyages en train et le retour à Paris en voiture et bien accompagnée ne sera pas du luxe. Je dirais même qu’il est presque… mérité.

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