L’Inévitable Malédiction du Rencard (IMR)

« L’Inévitable Malédiction du Rencart » ou IMR; C’est la boule au ventre que l’on a avant un rendez-vous galant (même si franchement, y a plus vraiment rien de galant là-dedans). Cette boule qui nous fait annuler le rencart une heure avant, qui nous donne l’impression que Federrer et Nadal se disputent un match dans notre estomac, que Jude Law, euh pardon, notre prétendant, après googlage, est finalement pas si beau : son regard qu’on trouvait si sexy à 3h00 du mat’ a légèrement évolué vers des yeux aussi séduisants que ceux d’un poisson rouge japonais. On se rappelle aussi d’une de ses vannes, plus si drôle. Et comme ça, hop, en un claquement de doigts il nous dégoutte, on a peur, on en veut plus, on veut tout annuler. Les 50% du temps restant, quand on arrive à maîtriser la frénésie qui s’empare de nos mains pour envoyer le fameux « désolé en fait je suis pas dispo ce soir » , on est toutes d’accord : on a jamais été déçues, ou presque pas. Allez, on est honnêtes, 3 fois sur 4 c’est une réussite.

L’inévitable Malédiction du Rencart. C’est comme si, en plus d’avoir 89% de chance d’être tombée sur un potentiel “connard” on devait EN PLUS surmonter l’épreuve n°1 du «Y a Roland Garros dans mon estomac / j’ai comme la sensation de faire un mauvais trip sous LSD / pourquoi j’ai la fâcheuse impression d’être aussi stressée que si on m’annonçait que j’allais me retrouver pour de vrai au milieu des Hunger Games ?». Mais le pire moment reste les 5 dernières minutes avant que vous arriviez. Pour peu que ce soit en semaine et que vous sortiez directement du taff, il faut avoir également pu gérer le ravalement de façade (pour vous), et ne pas avoir oublié votre tube de Guronzan dans la trousse à pharmacie histoire d’être en forme, car on sait jamais hein.

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Nuit d’automne

Clac-Clac, Clac-Clac, Clac-Clac… Non ce n’est pas l’imitation du bruit d’une horloge comtoise, mais bien le son de mes escarpins qui raisonnent dans les rues désertes du 16ème arrondissement, à 4h00 du matin. La brise fraîche caresse mon visage et me fait plus d’effet qu’un Actimel; malgré les verres de vin accumulés dans la soirée, je ne titube pas. Le froid me saisit tandis que la brume envahie les rues. Le Ranelagh – d’ordinaire si accueillant – n’a rien de très séduisant à cette heure avancée de la nuit et me rappelle que Paris revêt déjà son doux manteau d’hiver. Parasols chauffants, thés et gros bonnets deviendrons mes nouveaux alliés. Adieu terrasses et citronnades. L’été est bien loin derrière nous et aux détours des rues, la nostalgie du soleil brûlant ma peau m’envahie. Pour l’instant, la seule chose qui me réchauffe, c’est le pas soutenu que j’ai adopté tel un trotteur Français sur un champs de course; pour aller me réfugier.

Un quart d’heure plus tard, je déboule dans mon appartement love love love d’amour que j’aime et décide que ma chambre serait mon nouveau placard : sac, chaussures, manteau, j’étale tout; comme si je voulais protéger mon parquet d’une éventuelle mousson asiatique.

Effondrement sur mon lit et léthargie profonde. Quel bonheur de se retrouver emmitouflée tel un rouleau de printemps dans une couette aussi épaisse que chaude. Le grand froid est vaincu et c’est avec le même plaisir non dissimulé de Picsou découvrant un lingot d’or que je me laisse happée par les bras de Morphée. Demain sera un jour so Wonderful. Mister Réveil, un ami que je vois chaque matin, va me foutre la paix. A moi la promesse d’une grasse mat’ inespérée pour-laquelle-je-tuerai-père-et-mère (ou presque). La perspective d’un matin dénué d’obligations et prometteur de cocooning-bouquinage-SocialNetworking-PetitDéjeuner m’a déjà emportée.

Bonne nuit.

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Planning stratégique, comment faire émerger la clarté du chaos !

Réveil les yeux embrumés ce matin. Coup d’œil à l’horloge, après ce qui me sembla être 15 minutes : 8 heures 17. 8 heures 17 ?! Coup d’œil angoissé à mon portable : même heure. Mais, euh, what is fucking going on ? Réveil d’Iphone, pourquoi m’as-tu lâché ? Mon cerveau supersonique et super-intelligent se met alors en ébullition et mon processus d’éveil accéléré a fait ses preuves. Un temps record de 15 minutes pour me préparer. Waouh, j’arrive encore à me surprendre ! J’enfile ma veste, cours après mon bus (encore dans les vapes), enchaîne avec le métro et passe la porte de ma salle de cours à 9h02. Wonder woman : une course contre la montre remportée et un joker économisé !

Je oeil_710quoi ?

Notre intervenant en planning stratégique est un drôle de personnage qui semble relié par intraveineuse à une drogue encore méconnue. En permanence sur-excité, cet homme intriguant et passionnant semble tout droit venu d’une galaxie parallèle. Les idées fusent dans son esprit et le font parfois souvent s’égarer tout en nous donnant le sentiment d’être de véritables novices de la communication. Selon lui, l’agence ne tourne pas autour du planneur strat, mais ça intéresse le planneur strat’ que le monde tourne autour de lui. Il nous explique (délicatement) les théories « tell what says » et du cygne noir : le planneur strat se doit d’échapper à la tarte à la crème et rend des stratégies, pas des approches tactiques (car le client n’est pas là pour faire du patchwork avec de vieux bouts de laine. Evidemment). Le tout couronné par des phrases abracadabrantes et des métaphores surprenantes, nous rappelant volontiers que si ces notions ne sont pas acquises, c’est comme s’il devait nous expliquer comment respirer. C’est noté.

Remettons les choses dans leur contexte. Seulement 45 minutes se sont écoulées depuis que j’ai ouvert les yeux. Un laps de temps bien trop court pour faire face à la tornade qu’est SHSM. Les informations affluent tandis que mon cerveau lui, est lâchement resté au fond de mon lit. Résultat : je sors de ces 4h de cours en ayant l’impression qu’un Typhon Katrina version 2.0 a ravagé la salle et que ma promo n’est qu’un reste de survivants éclopés.

En parlant de survivants, le gentil monsieur qui s’est  introduit chez BFM TV vendredi avec un fusil à pompe a refait surface; Il s’en est prit ce matin à la rédac du titre Libération ! C’est une véritable chasse à l’homme qui voit le jour. Une douce pensée à ceux qui affirment que la com’ ce n’est pas un job, c’est du plaisir; Poser la question à l’homme blessé par balle ce matin, je doute qu’il partage cet avis…

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Détends-toi maintenant

Ce matin (tel la majorité des Parisiens non véhiculés), je suis une fois de plus happée par ce métro triste et affamé. Un titre gratuit – distribué quelques minutes plus tôt – m’accompagne alors le temps de cette longue et ennuyeuse traversée : 35 minutes de lecture, bercée par le mouvement presque marin des rames de métro et divers incidents ponctuels (mais tristement inévitables).

Entre 2 stations, j’appris qu’en 2020, les cinq maladies les plus répandues auront pour dénominateur commun… le stress ! Ce « city syndrome » s’abat sur les grandes villes comme Nabilla sur le Grand Journal. A force d’angoisser, on sur-stimule notre organisme qui, au bout du rouleau, va craquer. C’est le burn-out. Quelques arrêts plus tard, je compris que les cachotteries, ça pèse lourd (et au sens propre du terme). Une étude à même quantifiée combien ! Il paraîtrait que garder un secret, c’est comme monter un canapé sur 3 étages. Balèze, mais really ? Ces théories (fumeuses et) angoissantes ont stoppées net cette lecture polluante me confrontant à des problèmes réels non évoqués. Non pas que je sois hypocondriaque de nature, mais l’idée de me retrouver confrontée à un AVC uniquement car je ne prend pas le temps de souffler m’a donné des sueurs froides. Entre nous, toute personne normalement constituée cérébralement en arriverait à cette même conclusion : le tout n’est pas de vivre en subissant mais de vivre en décidant.

Une lecture intrigante et pour le moins surprenante qui me décidé à mettre en place dès aujourd’hui une compilation relax pour gagner l’épuisante course à la détente.

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Burn-out (absence non justifiée)

Tu as essayé ce nouveau bar branché ? – Allez, on prend un verre, ça fait si longtemps ! – Bridget, viens, on part en week-end – La semaine prochaine, on accueille les blogueuses – Soirée sushi, ça te dis ? – On est mardi : afterwork hebdomadaire les copines – J-5 de la matinée presse, il faut booker les invit’ – Réfléchissez à votre problématique de mémoire pour le prochain cours – Tu m’accompagnes à cette expo vraiment chouette ? – Ce soir, on fête l’anniversaire de JM, n’oublie pas…

Bridget fait çi, Bridget fait ça, Bridget… ALLO quoi !

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Pas excusable mais justifiable, ces dernières semaines (voir derniers mois), je jongle allègrement entre mon job, les cours, des extras-jobs, des événements presse, des week-end en famille et ma vie sociale. Le tout combiné donne la nausée tels les lendemains de soirées – grassement – arrosées. Et surtout, je vous ai plus que délaissé. Ni une, ni deux, la citrate n’aidant pas dans ces moments d’ivresse intempestive, je décide de (re)prendre les choses en main ! Noyée sous ce flot d’obligations auxquelles il m’est impossible d’échapper, la Pharmacie voisine fût cette semaine dévalisée de toute sorte de compléments énergétiques mis à ma disposition : fer, magnésium, vitamines, zinc… Tout y est passé, me garantissant la forme olympique des plus grands sportifs dans leurs meilleurs jours.

Une cure de 3 mois qui me demandera de la rigueur (beaucoup de rigueur)… Cela dit, à la vue des résultats en une semaine, je pense pouvoir m’y tenir. Affaire à suivre.

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